Nina – Frédéric Lenoir & Simonetta Greggio

Oublie-t-on jamais son premier amour ? Adrien a décidé de mourir. Mais alors qu’il s’apprête à avaler un mélange de médicaments, resurgit le souvenir de Nina, une jeune Italienne avec qui il a passé, enfant puis adolescent, des vacances lumineuses sur la côte amalfitaine. Repoussant son suicide d’un soir, puis d’un autre, il lui écrit une longue lettre qui devient, au fil des nuits, la bouleversante déclaration d’amour qu’il n’a jamais osé lui faire.
Il ne se doute pas que ses mots toucheront plusieurs existences : la sienne et celle de Nina d’abord, mais également celle de tous ceux qui, de près ou de loin, seront émus par son écriture.

De Simonnetta Greggio, j’avais déjà lu L’odeur du figuier qu j’avais grandement apprécié il y a quelques années. Frédéric Lenoir ? Jamais lu. Il faut avouer que j’avais des a priori à son sujet. Les livres concernant le développement personnel, ce n’est pas mon truc.

Jusqu’à ce que Cédrik Armen en parle dans l’une de ses vidéos, je n’avais pas entendu parler de Nina. Il s’agissait, pour lui d’un immense coup de cœur. Je suis sa chaine Youtube depuis quelques semaines et je n’avais pas encore eu l’occasion de suivre l’un de ses conseils. J’ai rencontré Nina sur un rayonnage de ma petite bibliothèque municipale. Je me suis lancée. Je n’ai pas regretté.

Ce roman se construit en deux temps. D’abord, Adrien conte ses souvenirs d’enfance à Nina, dans de sublimes lettres, dans de superbes déclarations d’amour. Ses sentiments ont toujours été là, à tel point qu’il a cherché Nina dans toutes ses histoires d’amour. Même à l’âge adulte. Ensuite, Adrien a tenté de se suicider. Il est hospitalisé. On découvre l’effet de son écriture sur son entourage.

La thématique n’est pas originale. Un amour manqué, c’est classique, non ? Et, pourtant, ce roman sonne vrai. On ressent cet amour, celui qui nous anime quand on s’attache pour de vrai à quelqu’un. Le lecteur qui ne vit pas cette histoire par procuration n’a pas de cœur tant la description des souvenirs, des sentiments et des émotions sont simples et vrais. C’est aussi simple que cela.

Mine de rien, certaines questions se posent et n’ont pas forcément de réponse immédiate. Les personnages se dévoilent au fur et à mesure. De plus, le lecteur se demande forcément comment ce roman peut finir. On croit au drame. Tout cela semble trop mal parti pour qu’une belle fin soit possible. Mais, le désir que l’histoire finisse bien est là. Adrien et Nina ne peuvent pas ne passe retrouver. Au final, les pages se tournent avec une grande facilité, aidées par une écriture si fluide, si simple, si belle.

Je ne pensais pas m’attacher autant à Adrien, à sa nostalgie, à sa sensibilité, à sa vision de l’amour, particulièrement l’amour absolu.

 

Cédrik a dit, sur Livraddict : Lisez-le. Je confirme.

 

Nina

Frédéric Lenoir et Simonetta Greggio

Stock

2013

295 pages

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