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Cold Winter Challenge 2016

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Me voilà pour vous parler du Cold Winter Challenge organisé par Margaud et Moody, entre le 1er décembre 2016 et le 31 janvier 2017. S’il s’agit de la cinquième récidive concernant la reconduction du challenge, c’est ma première participation. En effet, la période des fêtes de fin d’année n’est pas ma préférée. Du coup, je n’ai pas forcément de lectures concernant l’hiver ou Noël. En tout cas, je n’en avais pas conscience !

Cette année, les organisatrices nous proposent deux menus : La magie de Noël et Montagne enneigée. Les titres parlent d’eux-même : le premier demande de lire des livres autour de Noël et l’autre, plus large, concerne tous les titres concernant l’hiver. Pour réussir le challenge, il faut lire

Evidemment, j’ai choisi La Montagne Enneigée. Pour réussir le challenge, il suffit de lire deux lectures mais pour l’exploser, il s’agit de lire tous les titres sélectionnés dans la PAL destinée au challenge.

Personnellement, le début du mois de décembre sera réservé à mon déménagement. Du coup, je n’ai sélectionné que des titres sur ma liseuse. Ainsi, ils seront toujours accessibles. Seul le temps me manquera.

Concernant les deux titres « obligatoires », je voudrais taper dans les titres suivants :

Flocons d’amour – Collectif

La danse hésitante des flocons de neige – Sarah Morgan

Les fiancés de l’hiver  (La passe miroir, tome ) – Christelle Dabos

Neige – Maxence Fermine

Quand la neige danse – Sonja Delzongle

Concernant la suite de la PAL, j’ai sélectionné :

La petite marchande de rêve – Maxence Fermine

Une maison de poupée – Henri Ibsen

Le livre perdu des sortilèges – Deborah Harkness

Le pape, le kid et l’iroquois – Anonyme

Un goût de cannelle et d’espoir -Sarah McCoy

Pause & bilan

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Vous allez me dire que cela fait plusieurs mois voire plusieurs années que je ne suis plus régulière sur le blog… Je sais. J’aimerais publier plus régulièrement quelques chroniques mais je suis toujours plus exigeante avec moi-même et je ne supporte plus ces moitiés de chroniques juste parce que j’ai envie de chroniquer….

Le goût de la lecture est toujours là, même si je lis moins et différemment. (Vous verrez au bilan annuel *mode teaser*).

Bref, le blog va être en pause jusqu’en janvier 2017, minimum, puisque je déménage. Mes voisins, ma proprio, mes soucis de boulot, tout le reste, font que j’ai envie de tout reprendre à zéro.  Et je change aussi de département (et de région, par la même occasion) : je retourne près de chez ma mère.

 

Je risque de profiter de cette pause pour remettre en cause mon blog. Je souhaite continuer à parler de mes lectures  mais je ne sais pas forcément de quelle façon. Je suis assez présente sur Instagram mais mon profil est lifestyle… Hors je voudrais aussi un lieu qui parle de lecture… Je me relancerais peut-être sur YouTube. Ou reprendre ce blog de zéro (ou presque).

 

Je reste toujours présente sur Instagram(@eloralife)

A bientôt, les lecteurs.

Un paquebot dans les arbres – Valentine Goby

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Au milieu des années 1950, Mathilde sort à peine de l’enfance quand la tuberculose envoie son père et, plus tard, sa mère au sanatorium d’Aincourt. Cafetiers de La Roche-Guyon, ils ont été le coeur battant de ce village des boucles de la Seine, à une cinquantaine de kilomètres de Paris.
Doué pour le bonheur mais totalement imprévoyant, ce couple aimant est ruiné par les soins tandis que le placement des enfants fait voler la famille en éclats, l’entraînant dans la spirale de la dépossession. En ce début des Trente Glorieuses au nom parfois trompeur, la Sécurité sociale protège presque exclusivement les salariés, et la pénicilline ne fait pas de miracle pour ceux qui par insouciance, méconnaissance ou dénuement tardent à solliciter la médecine.
À l’âge où les reflets changeants du fleuve, la conquête des bois et l’insatiable désir d’être aimée par son père auraient pu être ses seules obsessions, Mathilde lutte sans relâche pour réunir cette famille en détresse, et préserver la dignité de ses parents, retirés dans ce sanatorium – modèle architectural des années 1930 –, ce grand paquebot blanc niché au milieu des arbres.

 

(Comme chaque année, depuis 3 ans, me voici avec un titre reçu lors des matchs de la rentrée littéraire de Price Minister. Et je suis ravie d’avoir découvert ce roman de la rentrée litéraire en temps et en heures.)

Nous sommes au Balto, dans les années 50. Ce café, tenu par Odile, Paul et son harmonica, enchante la vie des habitants de La Roche-Guyon, dans les virages de la Seine. On y chante, on y danse et, surtout, on y boit.

A cette époque, certaines maladies font encore de gros ravages et coûtent cher aux travailleurs indépendants puisque la sécurité sociale ne protège que les salariés.

C’est dans ce contexte que grandissent Annie, la grande sœur, Mathilde, la deuxième, le garçon (Paul avait déjà une fille…) et, enfin, Jacques, le garçon tant espéré. Cette famille respire la joie de vivre malgré la difficulté du métier, malgré la pauvreté, malgré l’avenir brumeux, malgré tout. Cela ne pouvait pas durer et ce bonheur va être fracassé par la tuberculose qui touchera gravement Paul puis quasiment simultanément Odile. Si les parents vont être envoyés au sanatorium, refuge pour les tuberculeux, Mathilde et Jacques vont être accaparés par d’autres problèmes tout aussi douloureux. Toute la famille va être isolée et exclue du village. Ceux qui les aiment et les soutiennent encore, le feront en secret. Mathilde et Jacques seront placés dans des familles d’accueil différentes. Annie, mariée et future maman, semble profiter de cette situation pour distendre au maximum les liens avec sa famille.

La tenace Mathilde, d’apparence intouchable et particulièrement dure la douleur, fera tout pour être émancipée et s’occuper de son frère Jacques. Elle refuse la fatalité et veut vivre, reconstruire le cocon familiale et sa dignité. Elle est tellement impressionnante qu’il est difficile de la quitter. Au fond, une question reste en suspens : Jusqu’où arrivera-t-elle à tenir ? Les épaules d’une jeune femme de 18 ans, fragilisée par la vie, semblent bien fragiles pour supporter tout ce qu’elle s’impose.

Si certains chapitres s’envolent et nous essoufflent, l’écriture de Valentine Goby est tout simplement magique. Et magistrale. Elle nous entraîne des premières pages aux derniers mots de ce roman somme toute assez court (moins de 300 pages).

Un paquebot dans les arbres, Valentine Goby, Actes Sud, 2016, 272 pages

Sanatorium d'Aincourt

Sanatorium d’Aincourt

Conseils pour (bien) lire, (beaucoup) lire (et aimer ça)

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Les droits imprescriptibles du lecteur

Le droit de ne pas lire.
Le droit de sauter des pages.
Le droit de ne pas finir un livre.
Le droit de relire.
Le droit de lire n’importe quoi.
Le droit au bovarysme 
(maladie textuellement transmissible)
Le droit de lire n’importe où.
Le droit de grappiller.
Le droit de lire à haute voix.
Le droit de nous taire.

Daniel PENNAC, Comme un roman

Je crois que c’est ce qui résume le mieux la lecture.

La plupart du temps, je vous parle de livre mais n’oubliez pas qu’un livre ne se résume pas à « roman » ou « documentaire » et on peut même considérer que la lecture ne se résume pas aux livres. Comme dirait Lemon June, sur sa chaine Youtube, on est lecteur quand on aime lire.

→ Lire ce qui nous plaît. Personne n’est obligé de lire le dernier Goncourt, le dernier livre à la mode, ni de connaître ses classiques sur le bout des doigts.

→ Le lecteur n’est pas obligé d’aimer tous les styles ni tous les genres.

→ On a le droit d’abandonner un livre qui ne nous plaît pas. On peut persévérer en changeant totalement d’auteur, de genre et d’univers.

→ On peut demander conseil. A un ami de confiance. A un libraire (même si je me méfie toujours un peu : l’aspect commercial, toussa.)

→ Lâcher prise. Non, vous n’êtes pas obligé de lire un livre en deux heures.

→ Choisir un livre court. Pour éviter d’être écoeuré parce qu’on trouve le livre trop long.

→ Essayer la lecture papier. Et la lecture numérique. Cela joue sur le plaisir de lecture.

→ Se poser dans un endroit où on se sent bien

→ Se balader sur la blogosphère, dans les pages Culture des magazines, sur Booktube, dans les librairies et médiathèques.

→ Ne pas oublier que les médiathèques et bibliothèques sont des endroits merveilleux proposant souvent plusieurs centaines voire milliers de titres.

→ Il n’y a pas de mauvaises lectures, ni de mauvais titres.

→ C’est comme certaines activités, c’est dans l’habitude et la pratique qu’on éprouve du plaisir.

→ On ne se force pas. Si on a envie de lire 5 minutes, on lit 5 minutes.

→ Il FAUT (ou pas) toujours avoir un livre à proximité. Comme ça, dès que l’envie se fait sentir, vous pouvez lire. Si vous vous ennuyez, grâce à un livre, cela disparaîtra.

→ On ne lit pas que pour lire. Il y a toujours un projet plus ou moins complexe : voyager, apprendre, se détendre…

 

3 comédies romantiques made in sud – Collectif

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Il y a plusieurs semaines, je découvrais Angéla Morelli avec son roman L’amour est dans le foin & Avis de tempête. J’avais adoré la plume et l’humour de l’auteur. Alors, lorsqu’elle a proposé 3 comédies romantiques made in Sud en partenariat numérique, je n’ai pas hésité une seule seconde, ne serait-ce que pour sa nouvelle. Concernant les écrits de Cécile Chomin et Eve Borelli, c’était un coup de poker. Tout ce qui se rapproche de la romance et de la chick-litt, ce n’est mes thèmes de prédilection. Il n’y a qu’à voir ce qui est chroniqué sr mon blog.

Si j’ai moins aimé la nouvelle d’Eve Borelli, l’ensemble fut être une bonne surprise.

 

Et en plus, il cuisine – Angéla Morelli

Ma nouvelle préférée. Ça, c’est dit.

J’ai énormément ri en lisant les 60 pages et j’ai fini de lire le texte en étant frustrée : trop court ! L’histoire est fraîche et pleine de dynamisme.

J’ai adoré les personnages. De sacrés numéros !

 

Hot Love Challenge – Cécile Chomin

Si j’ai plongée tout de suite dans Et en plus, il cuisine, il m’a fallu quelques chapitres pour rentrer dans cette nouvelle un peu plus longue.

 

Toi, moi, les éléphants et Dark Vador – Eve Borelli

Dans cette nouvelle, j’ai accroché aux 50 dernières pages mais pour arriver jusque là, j’ai trouvé cela très long. Je me suis ennuyée et l’ebook n’aurait pas été un partenariat, j’aurais peut-être laissé tomber.

Par contre, ce que j’ai apprécié dans ce texte, ce sont les encarts écrits de la même manière que ceux des journaux et l’imagination débordante de certains personnages.

 

3 comédies romantiques made in Sud – Collectif, 2016, Harlequin

Un tout petit rien – Camille Anseaume

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« On n’a ni projets ni même le projet d’en avoir. Le plus gros engagement qu’on ait pris ensemble, c’était de se dire qu’on s’appellerait en fin de semaine. C’était quand même un mardi. On s’aime surtout à l’horizontale, et dans le noir, c’est le seul moment où on n’a plus peur de se faire peur, où on ose mélanger nos souffles sans redouter que l’autre se dise que ça va peut-être un peu vite. C’est beaucoup plus que sexuel, c’est beaucoup moins qu’amoureux. C’est nos culs entre deux chaises, c’est suffisant pour faire semblant de faire des bébés, pas pour en avoir. »

 

 

 

 

J’avais noté Un petit rien de Camille Anseaume, dans ma wish list lorsqu’il est sorti. Sans même lire le résumé. J’ai commencé à le lire toujours sans savoir de quoi il en retournait.

Lorsque les deux lignes roses sont apparus sur le test de grossesse, j’ai failli abandonner le roman, j’avoue. Tout ce qui tourne autour de la grossesse (roman, émissions, films, magazines parentaux…) a une légère tendance à me hérisser le poil. C’est toujours terriblement biaisé – jusqu’à preuve du contraire. Je me suis accrochée et, finalement, j’ai bien fait. Il me semble que Un tout petit rien est le roman le plus proche de la réalité que j’ai pu lire.

Ce livre imprégné de réalisme pose de nombreux jalons et de nombreuses questions sur le regard que porte la société sur les (futures) mères célibataires et leurs difficultés face à ce bouleversement. Cela rappelle très justement qu’une femme doit avoir le choix et qu’il est très personnel et fondamental mais aussi que le droit à l’avortement est cruellement d’actualité.

Ce qui m’a le plus plu dans ce court roman, c’est l’écriture et la construction du texte. Les chapitres sont très courts et très rythmés avec un style presque oral et très très drôle.

 

Un tout petit rien, Camille Anseaume, Pocket, 2015, 284 pages

C’est Lundi, que lisez-vous ? – 05 septembre 2016

3 commentaires

La semaine dernière, j’ai fini


« On n’a ni projets ni même le projet d’en avoir. Le plus gros engagement qu’on ait pris ensemble, c’était de se dire qu’on s’appellerait en fin de semaine. C’était quand même un mardi. On s’aime surtout à l’horizontale, et dans le noir, c’est le seul moment où on n’a plus peur de se faire peur, où on ose mélanger nos souffles sans redouter que l’autre se dise que ça va peut-être un peu vite. C’est beaucoup plus que sexuel, c’est beaucoup moins qu’amoureux. C’est nos culs entre deux chaises, c’est suffisant pour faire semblant de faire des bébés, pas pour en avoir. »

Un tout petit rien, Camille Anseaume, Pocket, 2014, 284 pages

 

 

Yaël ne vit que pour son travail. Brillante interprète pour une agence de renom, elle enchaîne les réunions et les dîners d’affaires sans jamais se laisser le temps de respirer. Les vacances, très peu pour elle, l’adrénaline est son moteur. Juchée sur ses éternels escarpins, elle est crainte de ses collègues, et ne voit quasiment jamais sa famille et ses amis qui s’inquiètent de son attitude. Peu lui importe les reproches qu’on lui adresse, elle a simplement l’impression d’avoir fait un autre choix, animée d’une volonté farouche de réussir. Mais le monde qu’elle s’est créé pourrait vaciller face aux fantômes du passé.

Désolée, je suis attendue, Agnès Martin-Lugand, Michel Lafon, 2016, 376 pages

 

 

Je suis en train de lire

1993 : Sophie Delalande est folle d’amour pour sa fille Hortense, presque trois ans, qu’elle élève seule. Celle-ci lui permet d’oublier les rapports difficiles qu’elle entretient avec le père de cette dernière, Sylvain, un homme violent qui l’a abandonnée alors qu’elle était enceinte et à qui elle refuse le droit de visite. Un jour, pourtant, Sylvain fait irruption chez elle et lui enlève Hortense. « Regarde-la. Nous allons disparaître et tu ne la reverras plus. »

2015 : après des années de recherches vaines, Sophie ne s’est jamais remise de la disparition d’Hortense. Fonctionnaire au ministère de l’Éducation, elle mène une existence morne et très solitaire. Jusqu’au soir où une jeune femme blonde la bouscule dans la rue. Sophie en est sûre, c’est sa fille, c’est Hortense. Elle la suit, l’observe sans relâche. Sans rien lui dire de leur lien de parenté, elle sympathise avec la jeune femme, prénommée Emmanuelle, tente d’en savoir plus sur elle. La relation qui se noue alors va vite devenir l’objet de bien des mystères. Sophie ne serait-elle pas la proie d’un délire psychotique qui lui fait prendre cette inconnue pour sa fille ? Et la jeune femme est-elle aussi innocente qu’elle le paraît ?

Hortense, Jacques Expert, Editions Sonatines, 2016, 318 pages

 

Pour la semaine prochaine, j’ai prévu de lire

Pour Colin, jeune homme surdoué, la femme idéale s’appelle Katherine. Il est sorti avec 19 Katherine… et s’est fait larguer chaque fois.
Lorsque sa 19ème Katherine le quitte, il part noyer son chagrin dans un voyage avec son ami Hassan. Alors qu’il élabore une formule mathématique pour prédire la date de rupture avec sa prochaine Katherine, une rencontre va remettre en cause son idéologie de l’amour. Et si l’amour ne respectait pas le théorème des Katherine ?

 

Le théorème des Katherine, John Green, Nathan, 281 pages

 

1190, Tewkesburry, royaume d’Angleterre. A treize ans, Roland ne rêve que de voyages, de chevalerie et d’aventures. Seulement ses parents ont besoin de lui pour tenir l’auberge familiale. Il ne connait le monde que par les gens de passage, et son meilleur ami, l’ennui, semble bien décidé à lui gâcher son existence.

La venue d’un Haut-Conteur au village va tout changer. Le prestigieux chasseur d’histoires et d’énigmes enquête sur les mystères de la forêt de Dean et sur les goules qui s’y cachent. Il ne craint pas les croque-cadavres et s’enfonce seul dans les ténèbres, nuit après nuit… mais un matin, il ne revient pas.

L’histoire a-t-elle mangé celui qui aurait dû la raconter ? C’est ce que va tâcher de découvrir Roland… et peut-être deviendra-t-il lui-même Haut-Conteur ?

Les hauts conteurs : la voix des rois, Oliver Peru et Patrick McSpare, Pocket, 2013, 336 pages

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