Vallerine : testament d’un écuyer – Etienne Beudant

Etienne Beudant (1863-1949) est l’Homme, le militaire sorti de l’Ecole de Cavalerie de Saumur, que le général Decarpentry avait surnommé « l’écuyer mirobolant ». C’est aussi celui dont Jérôme Garcin a fait une biographie (L’Ecuyer Mirobolant paru en 2010 chez Gallimard et, en 2011, en Folio). Vallerine est une petite anglo-arabe née en Avril 1921, le dernier cheval que l’écuyer a dressé, avec son coeur et avec son âme. Obligé de s’en séparer à cause de son âge, Etienne Beudant choisit de l’offrir à son ami, le Capitaine Bernard car il ne supporte pas de ne pas savoir où elle va aller.

Ce livre n’est autre que les recommandations destinées au Capitaine Bernard pour qu’il prenne correctement soin de la jument.

La préface de Patrice Franchet d’Espérey (responsable du Centre de Documentation de l’Ecole Nationale d’Equitation et cavalier de dressage reconnu) présente l’écuyer; cette fameuse jument et met en perspective leur histoire par rapport à l’histoire équine.
Vallerine : le testament d’un écuyer rassemble quelques principes (qu’Etienne Beudant discute parfois…) de grands maîtres tels que le Général L’Hotte, le Général De Carpentry ou encre François Baucher. C’est pour cela que cette lecture exige des connaissances équestres non négligeables. De plus, on se rend compte à quel point ce mo de a pu évoluer tant d’un point de vue pratique que linguistique. Aujourd’hui, qui parle encore d’un galop ordinaire pour un galop de travail ?

Notre écuyer semble réellement travailler dans le respect du cheval, avec un engagement surtout physique. Cependant, il est regrettable qu’aussi peu de sentiments transparaissent de cette lettre. Il s’agit de technique pure malgré les apparences.

Quant aux différents sujets abordés (trot espagnol, pirouette renversée, passage, piaffer…), il m’est difficile de disserter dessus puisqu’il s’agit de figures que je suis incapable de reproduire, dont je ne connais pas les aides. Par ailleurs, je ne pourrais me permettre de juger : il fait déjà partie de l’histoire.



Vallerine : testament d’un écuyer de Etienne Beudant, 165p., Favre-Caracole, 2010

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