Deux romans feel good

La mère de Claire est morte alors que celle-ci venait chercher des réponses à ses questions. Sur les images d’une pellicule appartenant à la défunte, elle voit un village qu’elle ne connaît pas. Elle s’y rend et se présente sous le prénom de Marie, réinventant son enfance douloureuse et trouvant des éléments sur sa filiation.
A force d’entendre parler de Sophie Astrabie, j’ai fini par me lancer dans « Les bruits du souvenir ». J’ai dévoré ce page-turner en quelques heures. Certaines réflexions sur les souvenirs sont superbes. Les secrets de famille que ce roman révèle sont gérés bien trop facilement, au moment de leur création et de leur révélation. Comme souvent dans les romans dits feel-good.
Un bon moment de lecture que j’oublierai vite.
Les bruits du souvenirs, Sophie Astrabie
Flammarion, 2022
389 pages
Qu’attendre de la vie lorsqu’à quatre-vingt-quatorze ans, on se retrouve seul, l’esprit vif et alerte, piégé dans un corps usé ? Entre non-dits, secrets, moments doux, sourires et épreuves… Les souvenirs restent à jamais gravés dans nos cœurs et les partager permet de ressusciter le bonheur passé. Ainsi, Marcel décide d’ouvrir son Graal, la boite qui garde ses échanges épistolaires avec Jeanne, la femme de sa vie. Il confie alors sa plus belle histoire d’amour à Pauline, infirmière remplie d’humour, de second degré et d’humanité. La jeune femme se trouve habitée par leur histoire hors du commun, par leur légende si pure, si rare, si belle, que ne pas les savoir ensemble lui brise le cœur, même si cela date de plus de cinquante ans.
Comment se terminera le récit de ce couple peu ordinaire qui a happé Pauline ? Pourra-t-elle aider ce grand-père pour lequel chaque instant vaut la peine d’être vécu, jusqu’au dernier ?
Oui, je suis en pleine période « lecture feel-good », en ce moment ! Merci le manque de sommeil : j’ai envie de lire mais la fatigue m’encourage à ouvrir des romans faciles, avec lesquels je passerai un bon moment.
« Et ton silence commence à raconter… » est un concentré d’humour, de tendresse, de secrets et d’amour. La double temporalité mise en place par Virginie Sarah-Lou permet de maintenir un intérêt pour l’histoire de Marcel. J’ai aimé voir les deux périodes se rejoindre.
Le portrait du taquin nonagénaire est assez juste. En tout cas, je l’imagine tout à fait dans la vraie vie. En revanche, Pauline m’a semblé trop dévouée. Je ne doute pas que dans la réalité, certaines infirmières aiment autant leur métier qu’elle. Mais elle en fait trop.
Je retiens le discours sur l’homosexualité et la difficulté qui peut exister, à l’accepter.
Et ton silence commence à raconter, Virginie Sarah-Lou
Ramsay, 2022
330 pages

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