Et que ne durent que les moments doux – Virginie Grimaldi

L’une vient de donner naissance à une petite fille arrivée trop tôt. Elle est minuscule, pourtant elle prend déjà tellement de place.
L’autre vient de voir ses grands enfants quitter le nid. Son fils laisse un vide immense, mais aussi son chien farfelu.
L’une doit apprendre à être mère à temps plein, l’autre doit apprendre à être mère à la retraite.

C’est l’histoire universelle de ces moments qui font basculer la vie, de ces vagues d’émotions qui balaient tout sur leur passage, et de ces rencontres indélébiles qui changent un destin.

Je souris. L’un des derniers livres achetés avant le confinement, c’était « Mamma Maria » de Serena Giuliano. L’un des premiers achats post-confinement ? « Et que ne durent que les moments doux » de Virginie Grimaldi. Ceux qui les suivent sur les réseaux sociaux, savent la forte relation amicale qui les unissent. Voilà, pour l’anecdote.
Comme d’habitude, j’ai passé un très bon moment avec ce nouveau roman de Virginie Grimaldi. Elle raconte la vie, avec ses hauts et ses bas. Toujours avec naturel et simplicité. Toujours avec un humour efficace. Celui qui fonctionne avec moi.
J’avoue, cependant, que la façon dont les histoires de Lili et Élise se rejoignent me laisse sceptique. Virginie Grimaldi m’avait habituée à d’autres choses que je préférais.
Ce roman est aussi une ode aux soignants, sans les porter aux nus. Si beaucoup sont dévoués, certains semblent ne pas être à leur place. Que j’ai détesté l’interne, sur le coup ! L’autrice a aussi mis en avant la difficulté de devenir mère, surtout quand des embûches monumentales surviennent, la pression qu’on met aux femmes…
Virginie Grimaldi n’avait pas prévu d’écrire « Et que ne durent que les moments doux »  mais la vie a fait que le roman s’est imposé à elle, comme un exutoire.
Maintenant que l’autrice la plus lue de 2019, a de l’expérience (et du succès, donc), j’aimerais que les titres de ses romans soient des originaux et non plus qu’inspirés d’Apollinaire, Alain Bashung…

 

Et que ne durent que les moments doux, Virginie Grimaldi

Fayard, 2020

346 pages


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