Un jour plus que parfait – Krystal Sutherland

La famille d’Esther Solar est maudite. Tous souffrent d’une phobie atroce qui les mènera tout droit dans la tombe.
• Le père d’Esther, agoraphobe, vit reclus dans la cave
depuis six ans.
• Son frère a peur du noir.
• Sa mère est terriblement superstitieuse.
Esther, elle, ne souffre (pour le moment) d’aucune terreur particulière. Mais tient à jour la liste non-exhaustive de ses pires cauchemars, au cas où. Lorsqu’elle croise à l’arrêt de bus le mystérieux Jonah Smallwood, sa vie bien rangée bascule… Esther va être confrontée à la plus imprévisible et la plus redoutable de toutes les peurs… l’amour.
Lorsque j’ai acheté « Un jour plus que parfait », je pensais lire un roman pour adolescents, sympathique avec des personnages décalés et une romance… Autant le dire, je me suis mis le doigt dans l’œil. Cette histoire est un peu plus grave qu’il n’y paraît et, clairement, les sentiments amoureux entre Esther et Jonah passent au second plan.
Il faut dire que la famille Solar : Peter et RoseMary (les parents) Eugène et Esther (les jumeaux) apparaissent comme une famille franchement bizarre et pleine de petites manies très surprenantes.
Ce roman aurait pu être drôle, en nous parlant justement de ces petits trucs, ces petites peurs qui nous mettent parfois dans des situations cocasses. Mais il est bien plus grave que ça, en nous parlant de nos vraies peurs et phobies, de notre rapport avec qui peut prendre le contrôle de nos vies. Que faire quand nos angoisses deviennent trop difficiles à affronter ? Ce récit nous interroge sur notre rapport à la mort et son influence sur nos vies. Plus loin que ça, il souligne bien la difficulté qu’on peut avoir à accepter les freins psychologiques qui nous entravent.
« Un jour presque parfait », ce sont les histoires familiales et amicales qui s’entrelacent, se croisent, se quittent et se retrouvent, dans une structure narrative déroutante. J’ai parfois eu du mal à savoir quel personnage je suivais. Cependant, je retiendrais surtout que l’amour filial peut être plus fort que tout.
Le titre de ce roman aurait mérité une traduction plus proche du titre anglais « A semi définitive list of worst nightmares » qui correspond tellement mieux à l’ensemble. L’autrice nous parle tout de même de maladie mentale et de dépression. Si les mots sont posés tardivement pour mieux nous faire entrer dans la peau et la vie des personnages, cela reste le fil principal du récit.
Une fois les maladies et autres soucis sont acceptés par les protagonistes, la suite semble trop rapide. Dommage.
« Un jour plus que parfait » est une ode aux petites victoires et longues batailles dont on sort vainqueur.
Un jour plus que parfait, Krystal Sutherland
PKJ, 2019
368 pages

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