Quatre soeurs – Malika Ferdjoukh

Enid doit faire dix-sept pas de l’abribus jusqu’à l’impasse de l’Atlantique qui mène à sa maison, la Vill’Hervé. Un de moins que l’été dernier. La preuve que ses jambes allongent, donc qu’elle a grandi. N’empêche qu’elle est toujours la plus petite des cinq soeurs Verdelaine. Personne ne la croit quand elle dit qu’elle a entendu un fantôme hurler dans le parc et faire de la musique. Ni Charlie, trop occupée à réparer Madame Chaudière pour l’hiver et à arrêter de fumer pour faire des économies. Ni Bettina et ses copines Denise et Béhotéguy, dites DBB (la Division Bête et Bouchée), concentrées sur leur nombril. Ni Geneviève, mobilisée par son propre secret très difficile à préserver. Ni Hortense, plongée dans la rédaction de son journal intime. Ni Tante Lucrèce qui n’écoute qu’Engelbert Humperdinck, son crooner préféré. Ses parents la croiraient peut-être, mais ils sont morts depuis dix-neuf mois et vingt-deux jours. Swift, sa chauve-souris, l’écouterait sûrement mais elle a disparu dans la tempête, la nuit où le vieux sycomore du parc s’est mis à faire le poirier au fond du puits. Il faut qu’Enid se résigne : « Convaincre les grands, c’est comme vouloir qu’un chewing-gum mâchouillé une heure conserve son goût du début. »
Cher lecteur,
Aujourd’hui, un petit billet pour 4 livres. Rien que ça. Je viens de finir la saga « Quatre sœurs » de Malika Ferdjoukh. En réalité, elles sont cinq : Enid, Hortense, Bettina, Geneviève et Charlie. Cette dernière, à 23 ans, est tutrice de ses petites sœurs, suite au décès de leurs parents, dans un accident. Elles vivent dans un joyeux capharnaüm. A la Vill’Hervé (le nom de leur maison), elles grandissent, soudées, se battent les unes pour les autres (et parfois, contre, ne nous voilons pas la face). Amour et respect sont les règles. Quant aux bêtises et aux erreurs, elles sont autorisées !
Quand je pense que cette série a été publiée en 2003, je regrette de ne pas l’avoir découverte plus tôt. Clairement, ces livres auraient pu marquer mon adolescence.
J’ai souri plus d’une fois, notamment en découvrant les prénoms souvent démodés, souvent surprenants : Béhotéguy, Lucrèce, Jupitère, Merlin, Tancrède, Darius… Bien que ces romans soient étiquetés « jeunesse », l’écriture de Malika Ferdjoukh est intelligente : j’ai plusieurs fois été chercher des définitions. Mais chaque mot d’un vocabulaire soutenu est toujours amené de manière astucieuse.
Dommage qu’il n’existe pas de cinquième tome autour de Charlie.
Pour avoir toutes les informations sur les quatre tomes, clique ICI
18/20

6 réflexions sur “Quatre soeurs – Malika Ferdjoukh

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