Le libraire de Cologne – Catherine Ganz-Muller

Quand l’amour des livres est plus fort que la haine…
Cologne, Allemagne. 1934.
Poussé à l’exil par les lois anti-juives, le libraire Alexander Mendel est obligé de s’exiler en France avec sa famille. Il confie sa Librairie à son jeune employé, Hans Schreiber.
Par fidélité à son mentor et par haine du régime nazi, Hans décide de se battre, malgré les menaces et les bombes, pour que la Librairie continue à vivre dans cette période tragique.
Le combat d’un libraire, héros ultime d’un pays où règnent la haine et la terreur, qui tente de faire triompher les livres… et la liberté.
Cher lecteur,
.
Si tu es là depuis assez longtemps, tu sais que la seconde guerre mondiale et moi, c’est compliqué. J’ai lu trop de romans qui tombaient dans les mêmes travers, à ce sujet. Pourtant, je me suis laissée tenter par « Le libraire de Cologne ». Devinez pourquoi ?
La librairie, évidemment !
Inspirée de faits réels, cette histoire de Catherine Ganz-Muller commence à l’arrivée au pouvoir d’Hitler et s’achève en 1945, avec un prologue se déroulant 54 ans plus tard.
En rencontrant Alexander Mendel et Hans Schreiber, on suit des hommes lambda, de ceux qui ont subi la propagande, la censure qui coupe un peu du reste du monde, l’antisémitisme assumé ou non… Jamais nous ne sommes sur le front, ni dans les camps, ni dans un regard d’enfant, ni dans l’oeil de celui qui se retrouve à loger ou nourrir l’ennemi. Seuls quelques événements comme la nuit de Cristal et les dates en début de chapitre permettent de savoir où on en est. C’est assez original.
« Le libraire de Cologne » est destiné aux adolescents à partir de 14 ans. J’en ai un peu plus du double et, pourtant, j’ai su apprécier ce roman où l’autrice a su trouver un équilibre pour ne pas tomber dans le mélodramatique ni dans la joie excessive. On vit réellement au rythme des espoirs, des angoisses et de la réalité de Hans.
J’aime l’aspect de la résistance abordé par l’autrice : nous ne sommes pas dans le remarquable ni dans le maquis. La résistance, c’est aussi un petit rien, un coup de main au quotidien…
Je n’ai pas beaucoup parlé de la librairie dans ma chronique mais les livres font véritablement partie du coeur du roman.
« Le libraire de Cologne » se lit avec fluidité et peut plaire à un très large public.
PS : La librairie qui a inspiré cette histoire existe toujours, à Cologne.
Le libraire de Cologne – Catherine Ganz-Muller
Scrineo, 2020
275 pages
14/20

3 réflexions sur “Le libraire de Cologne – Catherine Ganz-Muller

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