La meilleure façon de marcher est celle du flamant rose

La loi de Murphy n’est rien comparée à la loi d’Enaid : tout ce qui est susceptible de mal tourner tournera plus mal encore qu’on aurait humainement pu le prévoir. Après avoir été quittée à Gdansk par téléphone, Enaid se rend à l’évidence : les fées qui se sont penchées sur son berceau ont dû s’emmêler les pinceaux. Comment expliquer, sinon, la sensation qu’elle a depuis l’enfance qu’il lui a toujours manqué quelqu’un ? Il y a de quoi se poser des questions quand les parents adoptifs sont en fait les grands-parents, que la mère est danseuse de nuit, que le père change de religion comme de famille, que les bunkers de l’ETA servent d’école buissonnière. Et que l’accident d’un instant devient la fracture de toute une vie… On peut se laisser choir ou faire le saut de l’ange. Être boiteux ou devenir un flamant rose. Sur ses jambes fragiles, tenir en équilibre avec grâce par le pouvoir de l’esprit, un humour décapant et le courage de rester soi.
Cher lecteur,
Premier abandon de l’année 2020 !
Quand j’ai acheté ce livre à sa sortie, en 2018, j’étais persuadée d’avoir choisi une histoire feel-good et positive. Je l’ai commencé, en ce mois de février, parce que j’avais envie de ce style de roman. J’ai vite déchanté et n’ai ensuite, jamais pu m’imprégner du récit beaucoup trop négatif. Autant je crois à la poisse et à la loi de Murphy, autant j’ai pas compris Enaid. Elle n’a l’air de tirer aucune leçon de rien dans cette surabondance de malheurs. Le sort s’acharne. On s’englue dans certaines situations car on ne sait pas comment les éviter ou s’en sortir. Mais je ne peux pas croire que cela puisse toujours être le cas. Il y a des leçons qu’on retient forcément ? Du premier coup ou à un autre moment, non ?
J’ai beaucoup aimé les titres des parties. Ils correspondent à ce que je lisais ensuite. Mais l’ensemble du récit s’articule tellement mal. Ça manque de transitions et, parfois, de logique.
J’ai sauté plus de la moitié du roman pour lire les deux derniers chapitres. Ils auraient pu être touchants, si le reste n’avait pas été que négativité et pitié.
De plus, j’étais très attirée par les essais de l’autrice, notamment « Femmes de dictateurs ». Diane Ducret excelle peut-être dans son rôle d’essayiste mais ma lecture me fait hésiter.
La meilleure façon de marcher est celle du flamant rose, Diane Ducret
Flammarion, 2018
272 pages

Une réflexion sur “La meilleure façon de marcher est celle du flamant rose

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s