La mémoire des vignes – Ann Mah

Pour faire partie des rares experts en vins certifiés au monde, Kate doit réussir le très prestigieux concours de Master of Wine. Elle fait pour cela le choix de se rendre en Bourgogne, dans le domaine appartenant à sa famille depuis des générations. Elle pourra y approfondir ses connaissances sur le vignoble et se rapprocher de son cousin Nico et de sa femme, Heather, qui gèrent l’exploitation. La seule personne que Kate n’a guère envie de retrouver, c’est Jean-Luc, un jeune et talentueux vigneron, son premier amour. Alors qu’elle se lance dans le rangement de l’immense cave, elle découvre une chambre secrète contenant un lit de camp, des tracts écrits par la Résistance et une cachette pleine de grands crus. Intriguée, Kate commence à explorer l’histoire familiale, une quête qui la mènera aux jours les plus sombres de la Seconde Guerre mondiale et à des révélations très inattendues.
Voilà exactement le genre de roman que je lis de temps en temps mais dont je vous parle rarement.
En effet, j’ai dévoré « La mémoire des vignes » sans jamais vraiment le poser. Je l’ai achevé avec le sentiment plaisant d’avoir passé un bon moment. Mais, au moment de faire une chronique, je ne trouve que des défauts à cette histoire ! Ça, en revanche, c’est une sensation assez désagréable.
J’étais, d’abord, intriguée par la façon dont serait traité le thème viticole et par l’histoire de Kate. Comment la jeune femme est arrivée aux États-Unis ? Pourquoi ? Et ce secret de famille concernant Hélène ? J’avais envie de connaître le fin mot de cette histoire. C’est bien que l’ensemble fonctionne. Cependant, avec du recul, je trouve l’intrigue sans surprises et la construction hyper téléphonée. Retrouver un journal intime, jouer sur la double chronicité : quels classiques ! De plus, les relations entre les personnages tombent rapidement sous le sens.
Malgré tout, j’ai apprécié la façon dont a été traité le sujet du vin. Sans nous abrutir de détails, Ann Mah nous embarque dans les vignes et les vendanges. Et soyons futiles : j’ai adoré la couverture.
Si vous souhaitez lire un roman sans prise de tête et de saison, foncez. Mais vous ne perdrez rien si vous passez votre chemin.
La mémoire des vignes,  Ann Mah
Le cherche midi, 2019
480 p

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