La mélancolie du kangourou – Laure Manel

Alors qu’il s’apprête à vivre le plus beau moment de sa vie avec la naissance de sa fille, Antoine est confronté au plus horrible des drames : la mort de sa femme durant l’accouchement.
Anéanti par la perte de celle qu’il aimait plus que tout, Antoine a du mal à créer du lien avec son bébé jusqu’à ce qu’il embauche Rose, une pétillante jeune femme à l’irrépressible joie de vivre, pour s’occuper du nourrisson.
Parviendra-t-elle à aider Antoine à se révéler comme père et à se reconstruire ?
Il n’est jamais trop tard pour (ré)apprendre à aimer.

J’ai rencontré Laure Manel, fin Mai au salon du livre de Cosne-sur-Loire. Je lui avais acheté La délicatesse du homard, un roman que je sais très apprécié par ceux qui l’ont lu. Il est encore dans ma PAL au profit de La mélancolie du kangourou. Ce roman commence de façon particulièrement dramatique. Comment se relever quand sa femme décède en mettant au monde sa fille ? Quand tout le monde tente de nous faire croire que sans cela, cette naissance aurait été l’un des plus beaux jours de notre vie ? Le début du roman est assez difficile à lire, entre le drame et l’accumulation de clichés. Antoine a un comportement très masculin, amplifié par le choc du décès de Raphaëlle. Comme si, sans sa femme, il ne pouvait pas devenir père. Comme si, sa femme se serait forcément sentie mère, immédiatement. Et, évidemment, la jeune Rose est toute dévouée à l’enfant. Elle accroche tout de suite avec la petite Lou… Bref, c’est (trop) facile et agaçant. On commence à apprécie le roman, au fil des pages, en s’immisçant dans le quotidien bousculé de ce trio censé être éphémère. Malgré une intrigue cousue de fil blanc, La mélancolie du kangourou ne manque pas d’intérêt. Laure Manel écrit simplement, sans fioritures. Elle ne cherche qu’à nous raconter une histoire et faire passer un bon moment à ses lecteurs. Le résultat est là : j’ai passé un bon moment. J’ai vécu. J’ai réagi aux actions et réactions des personnages, de la colère à l’espoir, de la tristesse à la renaissance. Et, parfois, je n’en demande pas plus.

 

La mélancolie du kangourou, Laure Manel

Michel Lafon, 2018

346 p

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