Eleanor Oliphant va très bien – Gail Honeyman

Eleanor Oliphant est un peu spéciale.
Dotée d’une culture générale supérieure à la moyenne, peu soucieuse des bonnes manières et du vernis social, elle dit les choses telles qu’elle les pense, sans fard, sans ambages.
Fidèle à sa devise  » Mieux vaut être seule que mal accompagnée « , Eleanor évite ses semblables et préfère passer ses samedis soir en compagnie d’une bouteille de vodka.
Rien ne manque à sa vie minutieusement réglée et rythmée par ses conversations téléphoniques hebdomadaires avec  » maman « .
Mais tout change le jour où elle s’éprend du chanteur d’un groupe de rock à la mode.
Décidée à conquérir de l’objet de son désir, Eleanor se lance dans un véritable marathon de transformations. Sur son chemin, elle croise aussi Raymond, un collègue qui sous des airs négligés, va lui faire repousser ses limites.
Car en naviguant sur les eaux tumultueuses de son obsession amoureuse et de sa relation à distance avec  » maman « , Eleanor découvre que, parfois, même une entité autosuffisante a besoin d’un ami…

Vous avez certainement vu passer Eleanor Oliphant va très bien sur la blogosphère, lors de sa sortie en septembre 2017. Parce que ce roman a fait l’objet de nombreux coups de cœur, j’ai pris le temps de l’oublier avant de le lire.

Ce roman me laisse dans un état un peu particulier. Comment peut-on dire qu’on a apprécié un roman quand les deux protagonistes nous ont fait grincer des dents durant une bonne partie du récit ? Voilà. Eleanor est une jeune femme célibataire, toujours dans le contrôle. Elle semble avoir bien du mal à comprendre les codes sociaux. Cela donne des situations cocasses mais nettement moins drôles qu’avec Bridget Jones qui, elle, est ouverte sur le monde. Autiste ? Pensez-vous ! Très vite, il se révèle qu’elle a connu un traumatisme dans son enfance. Tout le long du roman, Gail Honeyman y fait référence mais ne donne que les tenants et les aboutissants que dans les derniers chapitres. Ça peut paraître long. Raymond, personnage secondaire le plus important, paraît comme LA caricature de l’informaticien qui ne vit que pour son métier. Bref, je me suis demandée ce qu’ils pouvaient bien retirer de leurs situations respectives…et j’ai vite compris où l’auteur allait emmener ses lecteurs. Ce n’est pas pour l’intrigue, cousue de fil blanc, qu’il faut lire ce roman mais plutôt pour son côté sociologique. Il suffit d’accepter une rencontre, de lâcher prise (un peu) pour que la chute des dominos s’enclenche.

Une fois qu’on referme ce roman pas moralisateur pour un sou, le titre sonne de façon très ironique et représente une certaine réalité. Qui n’a jamais dit qu’il allait bien même si, au fond, tout partait à vau-l’eau ?

 

Eleanor Oliphant va très bien, Gail Honeyman

Fleuve, 2017

432 pages

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