Un mariage anglais – Claire Fuller

Ingrid a 20 ans et des projets plein la tête quand elle rencontre Gil Coleman, professeur de littérature à l’université. Faisant fi de son âge et de sa réputation de don Juan, elle l’épouse et s’installe dans sa maison en bord de mer.
Quinze ans et deux enfants plus tard, Ingrid doit faire face aux absences répétées de Gil, devenu écrivain à succès. Un soir, elle décide d’écrire ce qu’elle n’arrive plus à lui dire, puis cache sa lettre dans un livre.
Ainsi commence une correspondance à sens unique où elle dévoile la vérité sur leur mariage, jusqu’à cette dernière lettre rédigée quelques heures à peine avant qu’elle ne disparaisse sans laisser de trace.

Un mariage anglais, c’est d’abord une couverture. Juste sublime.

C’est aussi une alternance entre passé et présent. Entre lettres rédigées par Ingrid et récit classique où l’on suit plutôt Flora, sa deuxième fille.

C’est une histoire à triple temporalité (1976, 1992 et 2004), parfaitement gérée.

C’est une histoire d’amour et non une pure romance contemporaine.

C’est, en second plan, une ode à la littérature et à la lecture grâce aux lettres cachées dans les livres. Entre autre.

C’est une construction intelligente du récit.

C’est un roman dont il faut prendre le temps de s’imprégner avant de le trouver beau.

Ce sont des personnages réalisres, que l’on va trouver parfois attachants, parfois pénibles.

Ce sont des moments d’espoir. Puis de désespoirs.

Ce sont des relations humaines très justes.

Bref, un roman très beau.

Ecrire ne sert à rien tant que personne ne vous lit, et chaque lecteur voit quelque chose de différent dans un roman, dans un chapitre, dans une ligne. (…) Un livre ne prend vie que lorsqu’il entre en interaction avec un lecteur. Que pensez-vous qu’il se produise dans les creux, les non-dits, dans tout ce qui n’est pas écrit ? Le lecteur comble les vides avec sa propre imagination.

Un mariage anglais, Claire Fuller

Stock (La Cosmopolite), 2018

448 pages

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6 réflexions sur “Un mariage anglais – Claire Fuller

  1. Je ne connaissais pas, merci pour la découverte ! Tu me tentes avec cette correspondance et cette façon originale d’aborder la thématique du couple, le tout dans un contexte littéraire et plusieurs époques !

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