La perle et la coquille – Nadia Hashimi

Kaboul, 2007 : les Talibans font la loi dans les rues. Avec un père toxicomane et sans frère, Rahima et ses soeurs ne peuvent quitter la maison. Leur seul espoir réside dans la tradition des bacha posh, qui permettra à la jeune Rahima de se travestir jusqu’à ce qu’elle soit en âge de se marier. Elle jouit alors d’une liberté qui va la transformer à jamais, comme le fit, un siècle plus tôt, son ancêtre Shekiba. Les destinées de ces deux femmes se font écho, et permettent une exploration captivante de la condition féminine en Afghanistan.

J’ai enfin lu ce roman dont on a beaucoup entendu parler à sa sortie.

Durant 567 pages, Nadia Hashimi nous conte, en alternance, les histoires de Rahima et Shekiba, en Afghanistan. Elles vivent à un siècle d’intervalle et pourtant, elles auraient pu vivre à la même époque tant les choses ont peu évoluer.Toutes les deux doivent se battre. Ne serait-ce que pour vivre tranquillement. En effet, elles sont nées femme, ce qui apparaît rapidement comme un malheur et avoir plusieurs filles mais pas de garçons, est même vécu comme un déshonneur !

Forcément, cela amène l’auteur à aborder beaucoup de thèmes autour de la condition féminine tant bafouée dans ce pays : mariage forcé, viol, violences conjugales, polygamie, misogynie, guerres d’influences… La perle et la coquille est donc un roman très dense. Heureusement que Nadia Hashimi écrit de façon simple et fluide, en restant toujours sur la réserve ! En effet, elle passe plus de temps à suggérer qu’à décrire clairement. Cela plaira ou pas.

Pourquoi j’ai failli abandonner ce roman ?

Et oui, ce roman ne m’a pas convaincue car je me suis ennuyée. En effet, j’ai eu très rapidement l’impression d’avoir lu et relu ce type d’histoires autour du poids des traditions au Moyen-Orient, notamment chez Yasmina Khadra et Khaled Hosseini. J’espérais qu’un point de vue féminin m’apporterait des choses en plus, hormis des longueurs…

De plus, il y a bien une chose que je déteste. Les recommandations par d’autres auteurs sont souvent trompeuses car elles nous donnent trop d’espoirs comme les avis dithyrambiques sur la blogosphère.

La perle et la coquille, Nadia Hashimi

Milady, 2016

567 pages


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