Le gang des rêves – Luca di Fulvio

Une Italienne de quinze ans débarque avec son fils dans le New York des années vingt… L’histoire commence, vertigineuse, tumultueuse. Elle s’achève quelques heures plus tard sans qu’on ait pu fermer le livre, la magie Di Fulvio. Roman de l’enfance volée, Le Gang des rêves brûle d’une ardeur rédemptrice : chacun s’y bat pour conserver son intégrité et, dans la boue, le sang, la terreur et la pitié, toujours garder l’illusion de la pureté.

A une semaine de la fin du mois, je valide ma participation à l’objectif PAL, pour Janvier 2018 avec Le Gang des rêves de Luca di Fulvio. Il faut dire que j’ai mis 3 semaines, tout de même, à finir ce roman acheté en Mai 2017 (j’avais encore le ticket de caisse dans le livre).

A trop avoir entendu parlé de ce roman, je suis fort loin du coup de cœur de beaucoup de blogueurs. En effet, quelques petites choses m’ont refroidi mais on verra ça dans la chronique.

Avec Le Gang des rêves, Luca di Fulvio plonge ses lecteurs dans le New-York du début du XXème siècle et une bonne partie du récit a lieu durant la prohibition et, par conséquent, juste avant la Grande Dépression. A cette époque, la ville est LA porte d’entrée pour le pays de tous les possibles, vers l’American Dream et ce, malgré la ségrégation raciale. D’ailleurs, le lecteur va rencontrer les principales communautés de la ville : des italiens aux irlandais en passant par les juifs et les afros-américains. Quant à l’auteur, il explore, durant 947 pages, les peurs et les rêves de tous pour écrire une belle fresque historique et familiale. Les personnages sont, d’ailleurs, nombreux. Presque trop. Heureusement, la construction du roman fait qu’ils arrivent de manière progressive, donnant au lecteur le temps d’intégrer toutes les informations les concernant. De plus, on suit quatre des personnages, Cetta, Christmas, Bill et Ruth, en alternance, aidant à conserver un intérêt pour l’histoire au fil des pages et d’apprendre à vraiment les connaître faute de pouvoir s’y attacher. En effet, ils se définissent plus par leurs origines que par leur état actuel. Au début du roman, cela revient tellement régulièrement que c’est usant.

Le style de Luca di Fulvio, particulièrement simple et cinématographique, est, parfois, un atout. En effet, les descriptions sont précises et efficaces. On imagine parfaite le monde dans lequel on est plongé. De plus, un langage trop soutenu n’aurait pas correspondu aux personnages dont on aime la familiarité. En revanche, l’écriture pose problème lors des passages de viols et de sexe, revenant très régulièrement et avec pas mal de détails pouvant mettre mal à l’aise. (spoil) Je pense, notamment, aux passages où Bill, devenu The Punisher, prend plaisir à violer (dans toute la violence du terme) de jeunes vierges, devant la caméra. (fin)

Comme souvent dans les romans, la fin ne se montre pas à la hauteur tant elle est prévisible. En plus, il faut avouer que, sur les 200 dernières pages, le roman s’essouffle, notamment avec Bill. Et, dans mon exemplaire (comme dans tous ceux qui font partie du même tirage, j’imagine), les erreurs de frappe se multiplient. Franchement, les espaces manquant m’ont fatiguée.

Bref, il vaut mieux être sûr de soi quand on se lance dans ce petit pavé de presque 1000 pages en poche.

Le gang des rêves, Luca di Fulvio

Pocket 2017

947 pages

 

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