Le presbytère – Ariane Monnier

Au début des années 1970, Balthazar Béranger s’installe avec sa jeune épouse, Sonia, dans une maison à la sortie d’un village. C’est un ancien presbytère, légèrement en retrait par rapport à la route, dont les belles fenêtres sont en partie cachées par un grand tilleul.
Balthazar est un jeune médecin qui entend faire de ses enfants des êtres véritables. Maintenus à l’écart d’un monde jugé néfaste pour leur développement et leur imagination, ces derniers sont initiés à la musique et à la morale pendant que leur mère ne résiste ni à la violence ni à la séduction de son mari.
Pantins impuissants soumis aux coups de leur père et à des exigences de plus en plus humiliantes, ils apprennent à se taire.
Le premier roman d’Ariane Monnier décrit une maison dont les pièces sont progressivement transformées en scène de spectacles cruels, où les portes entrouvertes laissent entendre, en sourdine, de terribles chuchotements.  

Dans son premier roman, Le Presbytère, publié le 23 Août 2017, Ariane Monnier nous conte la vie d’une famille ayant vécu quasiment en huis-clos pendant presque 30 ans.

Dès le prologue, le lecteur comprend que les personnages de ce roman ne vont pas bien et que certains sont détruits à cause de l’attitude du patriarche. Avec moi, l’auteure avait déjà gagné au bout de quelques pages car Ariane Monnier a su rapidement piquer mon intérêt… Comment ne pas vouloir comprendre pourquoi et comment la famille en est arrivée là ? Peuvent-ils réellement s’en sortir ? L’angoisse et le stress s’installent doucement mais sûrement jusqu’à ce qu’on se dise que cette histoire est absolument terrifiante.

Ce roman ne pourra pas plaire à tout le monde. Cher lecteur, passe ton chemin si tu aimes les romans hyper dynamiques. Il faut prendre le temps de lire Le Presbytère si tu veux pouvoir l’apprécier. En effet, ici, on s’attarde plutôt sur le quotidien et la psychologie des personnages. De plus, le style de l’auteur peut perturber voire freiner la compréhension des lecteurs les plus novices, notamment par la présence d’un discours indirect libre.

Je remercie les éditions JC Lattès pour leur confiance et l’envoi de ce livre en numérique (et, évidemment, Net Galley pour nous avoir mis en relation).

Le presbytère, Ariane Monnier

JC Lattès, 2017

272 pages

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