Services Presses, Rentrée Littéraire et publication des chroniques – le débat

Ce matin, sur Facebook, un statut d’un de mes contacts entraînant un débat. Elle ne trouvait pas normal que certains blogueurs chroniquent des romans qui ne sont pas encore sortis et qui sortent parfois plusieurs longues semaines après.

En ce moment, c’est mon cas pour certains titres. Forcément, je me suis sentie concernée. Cependant, si j’ai pu débattre avec certaines personnes, d’autres étaient blessants, limite insultants.

Malgré tout, cette discussion m’a apporté certaines pistes de réflexion que je vous propose dans cet article. N’hésitez pas à intervenir car, si je n’ai pas pu placer certaines idées dans le statut Facebook, je pourrais aussi en oublier ici. De plus, comme d’habitude, vous n’êtes pas obligés d’être d’accord avec moi.

Dernièrement, j’ai reçu plusieurs titres en services presses numériques. Ils paraîtront entre mi-Août et mi-Septembre. Ceux que j’ai lu sont déjà chroniqués et j’ai créé une sous-catégorie Rentrée Littéraire 2017.

Lorsque les éditeurs n’expriment aucune exigence quant à la date de publication, je lis, je chronique, je publie. Pourquoi ? Parce que mes choix de lectures s’inscrivent souvent dans un contexte, s’enchaînent d’une certaine façon bien précise… et que cela influe souvent sur mon avis et donc sur ce que je vais vous en dire. Comme je ne lis pas uniquement des services presse, cela me semble plus logique de publier mes chroniques les unes après les autres afin de conserver l’aspect chronologique et de ne pas avoir à faire référence à un livre chroniqué il y a 3 mois.

Dernièrement, je n’ai pas aimé un livre reçu car il était construit comme les thrillers que j’avais lus les semaines précédentes et je le dis dans mon article. Si j’avais dû attendre sa sortie pour en parler, cela aurait été totalement hors contexte. Seulement, si le roman m’a ennuyé, c’est aussi parce qu’il est arrivé au mauvais moment. C’est important, pour moi, de le préciser et que la chronique se retrouve parmi les autres, juste après les autres titres qui ont fait que celui-là était la goutte d’eau faisant déborder le vase.

Oui, j’entends que ça peut être pénible d’entendre parler d’un livre qu’on ne peut pas acheter là, tout de suite, maintenant mais il faut aussi entendre que c’est aussi pénible pour les blogueurs (en tout cas pour moi) de devoir attendre pour publier sa chronique ou de devoir la programmer.

Après, de là à nous charger, hein… Pour moi, le problème ne vient pas que de blogueurs impatients de parler d’un livre. Il vient aussi (et surtout) des éditeurs qui se lancent dans la promotion de certains titres très très tôt. Perso, je serais plus facilement prête à faire un effort si on ne me demandait pas de patienter aussi longtemps ! De plus, ce qui me pose aussi problème, c’est la façon dont certains abreuvent les blogueurs de services presses. Parfois, d’énormes quantités sont distribués. Et je pense que certaines difficultés dans le milieu du livre viennent de là mais le sujet de l’article n’est pas ici… Ceci dit, allez voir cet article du 29 juin 2017. Et, si survivre dans le domaine de l’édition n’est pas facile, ce n’est pas le secteur entier qui s’effondre, a priori. Donc faut aussi arrêter.

De toute façon, j’achète 90% de mes livres en occasion donc on ne peut pas dire que je fasse vivre auteurs et maisons d’édition.

Évidemment, je suis toujours ravie de recevoir gratuitement un livre. Pour plusieurs raisons. Sans ça, je ne m’y serais peut-être pas intéressée. Je ne l’aurais peut-être même pas croisé en librairie, sur les blogs ou autres ! Depuis 10 ans que je blogue, j’ai découvert énormément d’auteurs (qui ne sont pas forcément à leur premier coup d’essai) grâce au principe des services presse. Cela a, parfois, provoqué des achats, soit pour faire des cadeaux, soit pour découvrir d’autres titres d’un auteur.

Cette année, c’est la première fois que je publie des chroniques avant la parution des livres et cela restera ponctuel, pour la Rentrée Littéraire. Tout simplement parce que je ne veux pas découvrir que des avant-premières. Je ne nie pas que c’est flatteur… mais mon but, dans la lecture et le blogging, est de me faire plaisir en lisant des romans récents comme publiés il y a des années.

Certains ont des préjugés sur les blogueurs recevant des services presses, c’est tout de même assez dingue.Commençons par le fait qu’on parle des services presse forcément en bien. Et bien non ! (Bordel !) Pas de complaisance chez moi. Je n’ai pas aimé, j’expliquerais pourquoi.

Au quotidien, un livre lu, aimé ou non, je ne le chronique pas forcément, faute de temps, sauf s’il s’agit d’un service presse car c’est le deal même si je ne précise pas toujours dans mes articles « livre reçu » puisque je fais toujours un retour direct à l’éditeur/à l’auteur de ma lecture

Sinon, je ne fais pas de lèche-botte. J’ai longtemps laissé venir les partenariats. Je n’y peux rien, si pendant une période, j’en ai eu régulièrement malgré le peu de visites que j’ai sur mon blog. Sinon, je demande mes Services Presses via NetGalley depuis quelques semaines et je n’essaie même pas de quémander le format papier malgré ma préférence pour ce dernier. Pour tout vous dire, un certain nombre de demandes m’ont été refusées. Il faut arrêter de ne voir que la partie émergée de l’iceberg.

Et, si vous voulez tout savoir, sans les partenariats, beaucoup de ces livres de la Rentrée Littéraire ne passeraient même pas entre mes mains. Question de budget, j’attendrais la sortie en poche. Et encore, mes découvertes seront tout de même hyper limitées. Mais sur les 587 sorties prévues pour cette année, combien vont survivre jusqu’au poche ? En l’occurrence, je lis des choses que je n’aurais jamais pu lire sans ces fameux SP.

 

Que vous soyez d’accord avec moi ou pas, je serais ravie d’avoir vos avis.  Promis, je ne mors pas. En tout cas, j’essaie ! 

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8 réflexions sur “Services Presses, Rentrée Littéraire et publication des chroniques – le débat

  1. Ma co blogueuse s est faite rappeler à l ordre il y a peu sur l’interdiction de publier avant la sortie. Et elle avait tout simplement pas fait gaffe à cette histoire de date. J’avoue qu’on n’a pas compris pourquoi c’est interdit….
    Et comme toi je trouve qu’il vaudrait mieux ne pas proposer ces livres à la lecture trop tôt s’il est interdit de les chroniquer. De plus, c’est mon avis perso je trouve que toute pub 1 mois maxi avant la sortie est juste positive pour commencer à faire parler du titre et en ce sens ca me poserait aucun souci de publier une chronique a M-1.
    Maintenant, pour netgalley ce que je fais c’est que je lis les livres que j’ai obtenus en fonction de cette date de sortie et laisse donc de côté pour plus tard ceux qui paraîtront pour fin août ou plus.
    Sinon j’ai jamais recu de service presse donc j’imagine qu’il est facile dans ces cas là de se mettre d accord avec l’auteur mais via netgalley justement il manque de vraies indications de l’éditeur.

    Aimé par 1 personne

    1. Via NetGalley, il m’est arrivé de recevoir le mail d’acceptation par l’éditeur et ce mail demandait de ne pas publier plus d’un mois avant la sortie du roman. C’est arrivé une fois. Sinon, généralement, il n’y a aucune indication…

      Pour moi, c’est bien de commencer la comm autour d’un livre un peu avant sa sortie. Je suis persuadée que pour de petits romans (auteur/éditeur), cela peut aider.

      Perso, pour les services presses, généralement, l’accor, c’est un mois après réception, en ce qui me concerne.

      Je ne savais pas qu’on pouvait se faire rappeler à l’ordre parce que c’était interdit d’en parler avant. A ce moment-là, envoyer les livres plus d’un mois et demi avant leur publication, c’est d’autant plus ridicule.

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  2. C’était un rappel à l’ordre gentillet..
    Du coup, vu que j’ai quelques titres de la rentrée littéraire deja lu, j’ai demandé avis, pour ne pas les citer, aux éditions stock, et je n’ai pas eu de réponse..

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    1. Si tu me lis bien, je ne me plains pas de ce statut, je dis simplement qu’il a créé un débat et que certains participants ont été désagréables et pas de la personne qui a posté ce statut. De plus, à mes yeux, il s’agit plus d’un avis que d’un rappel à l’ordre. Sinon, il y a un souci dans la manière de faire. Le faire en public, ça le fait pas…

      Au passage, dans les éditeurs qui ne demandent rien, je pense aussi aux éditions Stock.

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  3. Comme toi, je prends les SP comme une occasion de sortir de ma zone de confort, de découvrir des choses vers lesquelles je ne serais pas allée autrement. C’est parfois compliqué parce que du coup, en prenant des risques, je prends aussi souvent le risque de faire une critique négative. Car oui, tout comme toi, quand je n’ai pas aimé, je le dis. Mais quand c’est une belle rencontre, ça peut vite être un coup de coeur.
    Je ne suis jamais allée chercher les SP, ils viennent à moi, exception faite du numérique comme toi via Netgalley. Je demande de temps en temps, pas si souvent que ça non plus d’ailleurs, la réponse est souvent négative, parfois positive. Je ne demande pas trop parce que comme toi j’ai envie de me laisser porter par mon envie du moment, de découvrir ce qui me tente au moment où ça me tente. Avec un SP, ce n’est pas vraiment possible. On le reçoit et il faut le lire pour le chroniquer rapidement (en général je me donne un mois, même quand rien n’est précisé).
    Après, je comprends aussi qu’il faille pour les maisons d’édition commencer la com’ avant la sortie, que le roman soit attendu. Le véritable problème c’est peut être la quantité de romans qui sortent de toute façon. Je suis partagée en me disant que ça permet à chacun de trouver ce qui lui plait en terme de lecture. Mais en même temps, il y en a tellement et trop qu’en fait, ce sont toujours les mêmes qui ressortent.

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  4. Publiez quand vous le voulez et quand vous le pouvez ou y êtes autorisée par l’éditeur ! N’en déplaise aux impatients et aux colériques. Et merci pour vos chroniques qui nous aident à choisir dans l’offre foisonnante de livres..

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  5. Cette polémique m’étonne. Il n’est pas rare que je ne puisse pas me procurer de suite un livre dont la chronique me donne envie (qu’il soit paru ou pas, question d’argent entre autres) et ça ne me dérange pas de lire des chroniques de livres qui vont paraître. Dans ce cas, on peut rager sur ceux qui ne chroniquent que des GF quand on a pas de thune. ^^ A moins que ce soit le principe même de SP qui fasse rager les gens désagréables…

    Je publie de manière très désordonnée, mais c’est vrai que mes lectures influencent mes futures lectures. Par exemple, j’ai lu 2 dystopies jeunesse ce mois-ci, si je devais en lire une troisième je serai plus exigeante. Du coup, je comprends ton argument 🙂

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