Mon autopsie – Jean-Louis Fournier

« Je suis mort. C’est pas le pire qui pouvait m’arriver ».

Jean-Louis Fournier s’est fait autopsié par la charmante Egoïne pour qu’on sache ce qu’il avait dans la tête, dans le coeur et dans le ventre.

 

Après avoir lu Où on va, papa? Il a jamais tué personne mon papa, J’irai pas en enfer et Je vais t’apprendre la politesse, c’est avec un certain plaisir et surtout une grande appréhension que j’ai découvert le dernier titre, autofiction de son état, de Jean-Louis Fournier : Mon autopsie.

Je dois dire que j’ai été assez surprise puisque l’auteur semble ne pas avoir changé. En tout cas, son style, fidèle à mes souvenirs, est toujours aussi impertinent voire totalement politiquement incorrect mais plein d’humilité. En bref, c’est totalement décalé et je me laisse toujours surprendre par le recul que l’auteur possède sur sa vie où tout est loin d’être rose.

A travers Mon autopsie, l’auteur fait son introspection : jeu dangereux quand le texte sera publié après. Il s’agit de trouver l’équilibre entre l’humour, la vie publique, la vie privée et ce qui est de l’ordre du très intime. Jean-Louis Fournier gère parfaitement ça.

Donnant son corps à la science, l’auteur imagine ce que donnera son autopsie par une étudiante en médecine surnommée Egoïne. Chaque organe manipulé devient alors une nouvelle raison de revenir sur sa vie, sa famille, ses amis et ses souvenirs.

Mon autopsie se lit d’une traite.

 

Mon autopsie

Jean-Louis Fournier

Stock

2017

198 pages

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