La nuit, la mer n’est qu’un bruit – Andrew Miller

Tout oppose Maud et Tim. Fille unique de parents modestes, c’est une scientifique brillante et une femme pondérée. Issu d’une famille nombreuse aisée, il est musicien et un peu bohème. Elle est secrète, réticente à la vie, lui exprime ouvertement ses sentiments. Ils forment pourtant un couple dont la solidité repose sur leurs passions communes : leur fille Catherine et la navigation. Lorsqu’une terrible tragédie les frappe, chacun réagit à sa manière. il se réfugie chez ses parents, incapable de surmonter sa douleur et le regard de Maud. Elle décide de réaliser leur vieux rêve : traverser l’océan.

De l’Angleterre à l’Amérique du Sud, La nuit, la mer n’est qu’un bruit est un voyage fascinant au cœur des sentiments et de l’indicible. La réponse d’une femme impénétrable à l’appel du large.

Ceux qui me connaissent un minimum savent que la mer peut me fasciner et à quel point j’entretiens avec elle une relation d’amour-haine. Mon roman favori de tous les temps (en tout cas, de ces 27 dernières années) s’appelle Les Déferlantes, écrit par Claudie Gallay. Alors, comprenez qu’en voyant le titre de ce roman d’Andrew Miller, sur NetGalley, je ne pouvais qu’être attirée, y compris en lisant l’extrait proposé sur le site.

 

Nous rencontrons, dès les premières pages, un couple particulier (et ce n’est pas peu dire!) : Maud et Tim. Maud, la mystérieuse taiseuse, est une femme ayant de grandes difficultés dans les relations humaines. Visiblement, il n’y a qu’aux autre, que cela pose problème. On a réellement la sensation qu’elle ne se rend pas compte et qu’elle n’éprouve aucun sentiment. Seulement un peu de tristesse fugace. Parfois. Et, nous avons Tim… Qui aime sa compagne de tout son être mais qui semble tellement dépassé par les événements et par sa vie. Ils sont ensemble mais paraissent terriblement seuls.

 

Durant toute la première partie du roman, nous suivons leur relation et son évolution. Par la suite, le roman part plutôt sur une histoire de navigation. Dès le début, la narration est particulièrement déroutante. Nous ne sommes pas dans l’action mais, clairement, dans la contemplation, avec une accumulation de détails. Au fur et à mesure des pages, le vocabulaire se fait de plus en plus technique, autour du bateau, et de plus en plus compliqué à saisir. A cause de ça, j’ai bien peur que de nombreux lecteurs passent à côté de ce roman.

 

J’aurais préféré que Andrew Miller reste un peu plus sur la terre ferme et approfondisse plus les caractères des protagonistes, en rendant leur amour de la mer plus accessible.

La nuit, la mer n’est qu’un bruit

Andrew Miller

Editions Piranha

304 pages

Une nouvelle lecture pour le mois anglais. C’était totalement imprévu car, en demandant ce partenariat,je ne savais même pas que l’auteur était anglais ! Sans le vouloir, ce titre participe à la bonne réussite de ce challenge !

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5 réflexions sur “La nuit, la mer n’est qu’un bruit – Andrew Miller

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