Celle dont j’ai toujours rêvé – Meredith Russo

Amanda Hardy arrive dans un nouveau lycée. Comme beaucoup, elle souhaite avant tout s’intégrer. Mais malgré sa popularité, un secret l’empêche de s’ouvrir vraiment aux autres.

Sa rencontre avec Grant remet tout en question. Il est le premier garçon qui parvient à lui faire baisser sa garde. Alors qu’ils passent de plus en plus de temps ensemble, Amanda comprend qu’en se protégeant ainsi, elle passe à côté de sa vie. Elle sait qu’elle doit se faire violence et lui révéler qui elle est vraiment, mais elle est terrifiée à l’idée que cela le fasse fuir…

« Mieux vaut n’importe quoi, n’importe qui, qu’un fils mort. » (page 19)

En refermant Celle dont j’ai toujours rêvé, je ne pensais pas faire une chronique sur ce titre. Il faut dire que j’ai du mal à poser des mots sur mes sentiments concernant le récit. Je ne pensais pas être aussi touchée par Amanda, la protagoniste.

 

A la naissance, elle s’appelait Andrew mais, depuis toute petite, elle se sentait fille/femme. Le malaise grandit en même temps qu’elle… jusqu’à prendre une décision radicale.

 

J’ai beaucoup aimé la construction de ce roman. Meredith Ross ne nous propose pas un récit linéaire puisqu’on découvre Amanda alors qu’elle est déjà femme mais plusieurs flash-back nous explique la vie de la protagoniste et sa démarche. Alors qu’on pense que les soucis sont réglés, on se rend compte que c’est loin d’être le cas. La peur et les questions, bien que différentes, restent là. Malgré le bonheur d’être enfin femme dans un corps de femme, s’accepter n’est toujours pas une évidence tant l’angoisse que les autres découvrent le sexe dans lequel on est né, est présente.

 

Dans Celle dont j’ai rêvé, j’ai été une nouvelle fois dégoûtée de l’espèce humaine pleine de préjugés et qui veut à tout prix nous faire rentrer dans des cases… Le livre est criant de réalisme et parfaitement crédible. J’ai beaucoup aimé le message que fait passer l’auteur : on est ce qu’on veut et on aime qui on veut. La justesse du texte pousse à se demander à quel point la transsexualité de l’auteure a joué.

 

 

Celle dont j’ai toujours rêvé

Meredith Russo

Pocket Jeunesse

2017

306 pages

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