Au bonheur des dames – Emile Zola

Octave Mouret affole les femmes de désir. Son grand magasin parisien, Au Bonheur des Dames, est un paradis pour les sens. Les tissus s’amoncellent, éblouissants, délicats, de faille ou de soie. Tout ce qu’une femme peut acheter en 1883, Octave Mouret le vend, avec des techniques révolutionnaires. Le succès est immense. Mais ce bazar est une catastrophe pour le quartier, les petits commerces meurent, les spéculations immobilières se multiplient. Et le personnel connaît une vie d’enfer. Denise échoue de Valognes dans cette fournaise, démunie mais tenace. Zola fait de la jeune fille et de son puissant patron amoureux d’elle le symbole du modernisme et des crises qu’il suscite. Zola plonge le lecteur dans un bain de foule érotique. Personne ne pourra plus entrer dans un grand magasin sans ressentir ce que Zola raconte avec génie : les fourmillements de la vie.

 

Et oui, aujourd’hui, je vous propose la chronique d’un grand classique de la littérature française : Au bonheur des dames d’Emile Zola, publié la première fois en 1883.

 

La lecture de livres dits classiques, que cela vous évoque-t-il ? Bons ou mauvais souvenirs ?

Pour vous, un titre classique, c’est quoi ?

Je ne sais pas pour vous mais moi, j’ai longtemps eu du mal avec les classiques… et j’éprouve encore des difficultés à en ouvrir un pour le lire, malgré l’envie et la curiosité. Je garde de nombreux mauvais souvenirs de ces lectures , souvent faites à l’école. En effet, qui n’a pas découvert Molière, Anouilh, Balzac et Zola (entre autres), lors de cours de français ? Ce que j’ai détesté lors de cette période, ce sont toutes les obligations autour de la lecture. Il fallait obligatoirement finir le livre (l’acte de théâtre, l’extrait…) dans un temps donné sous peine de se retrouver dans de grosses difficultés pour suivre le cours. L’étude approfondie de certains passages m’a également traumatisée (ou presque), surtout qu’on s’attardait souvent sur l’aspect littéraire du texte et on passait très très rapidement sur le contexte historique.
Sinon, la définition d’un classique est difficile à mon goût. S’il existe les classiques parce qu’ils sont écrit durant la période « Classicisme », il y a aussi un sens plus large et souvent plus discuté. Pour moi, un classique est écrit avant les années 1950. Evidemment, les années passant, cette définition selon une date devra être réactualisée.

J’ai déjà entendu parler de Harry Potter et de Twilight comme des classiques de leur genre (fantasy et fantastique). Pour moi, ils sont trop récents (à peine 20 ans pour le premier) et ils n’ont fait que détacher fantasy et fantastique de la science-fiction…. mais c’est un autre débat.
Bon revenons à notre roman.
Afin d’en savoir plus autour du livre, notamment le contexte historique, je vous conseille d’aller voir la vidéo très bien fichue de la passionnée et passionnante Lemon June… C’est elle qui m’a complètement convaincue de me plonger dans ce roman, onzième tome des Rougon-Macquart, l’immense saga romanesque d’Emile Zola.

Il faut être honnête, ce n’est pas sans appréhensions que j’ai ouvert Au Bonheur des Dames, traumatisée que j’étais par l’ennuyeux et long Germinal du même auteur. Merci le lycée. Et, pourtant, ce roman se lit tellement plus facilement. Évidemment, on ne peut échapper aux descriptions mais il ne faut pas oublier que nous sommes dans un roman naturaliste. Pour information, le naturalisme consiste à dépeindre la réalité avec précision.

Plus de 130 ans après la première publication (1883), ce récit reste terriblement dans l’air du temps, notamment concernant les tensions entre grands magasins et petites boutiques. On se rend compte que les habitudes de consommation étaient déjà en train de profondément changer à cette époque… Il y a une chose qui m’a énormément marquée voire choquée ; la description que l’auteur fait des hommes, des femmes, de leurs relations… Bref, d’une société patriarcale. Je l’ai trouvé terriblement moderne… et toujours d’actualité. Nous avons peut-être gagné en droits mais le reste est resté au point mort…

 

Au bonheur des dames

Emile Zola

Folio Plus Classique

2012

626 pages

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