N’oublier jamais – Michel Bussi

 

 Il court vite,Jamal, très vite. A cause de sa prothèse à la jambe et autres coups du sort, il a un destin à rattraper et l ambition de devenir le premier handicapé à réaliser l une des courses d endurance les plus ardues du monde, l Ultra-Trail du Mont-Blanc. Parti s entraîner, ce matin de février, sur la plus haute falaise d Europe, il a d abord remarqué l écharpe rouge accrochée à une clôture ; puis la vision d une femme, incroyablement belle, les yeux rivés aux siens, prête à sauter dans le vide. Ils sont seuls. Le temps est suspendu. Ultime recours, Jamal lui tend l écharpe, mais la femme bascule.
Quelques secondes plus tard, sur les galets glacés de la plage déserte, Jamal trou
ve le corps inerte de l inconnue, un filet de sang qui s échappe du crâne. A son cou, l’écharpe rouge.
Ceci est la version de Jamal.
La vraie ?

 

Ceci est un livre que j’ai dévoré en trois jours. Je n’aime pas lire un livre en si peu de temps comme je hais lire un livre qui me résiste trop. Bref, si ce livre ne va pas s’attirer toutes mes foudres, c’est que j’étais en vacances.

En effet, les choses ont fait que je me suis laissée prendre au jeu, notamment parce que j’étais quasiment sur les lieux où l’intrigue se déroule. C’est le genre de coïncidences qui m’amusent. Toujours.

 

On a, ici, un policier qui a tout pour avoir du succès : plein de morts, plein de mystères, plein de protagonistes… Bref, une construction et des rebondissements, tout ce qui a de plus classique. Cela manque clairement de surprises.

 

Si j’ai lu le roman très rapidement, il y a tout de même un moment qui m’a semblé durer une éternité, c’est le dénouement… qui dure une centaine de pages !! Généralement, je me plains de la rapidité du-dit dénouement ! Pendant les 400 premières pages, je ne voyais pas comment cela aller se finir. J’allais de soupçons en soupçons, de personnages en personnages….  J’espérais un dénouement qui me ferait vibrer ! Au lieu de cela, il rend l’histoire totalement incongrue et tout sauf plausible. Que d’invraisemblances…

 

Jamal Salaoui est un protagoniste surprenant. Je ne sais pas si je l’ai aimé ou pas. C’est la première fois que je rencontre un personnage handicapé, arabe, grand sportif, courageux, gentil, poli et clean…. A priori. Je n’ai pas pu m’attacher à lui. Par contre, grâce à lui, on sent (on comprends ?) ce que c’est que le délit de sale gueule. Vous voyez ? Ces populations stigmatisées à cause d’un petit groupe d’individus ? C’est Jamal.

 

Autre regret : le style. J’ai lu sur une autre chronique que Michel Bussi semblait se rapprocher de Guillaume Musso et de Marc Lévy… En lisant cela, je me suis dit « Mais OUI !! » Cela explique un sentiment de déjà-lu.

 

En quelques mots, nous avons ici un policier dans ce qui a de plus classique et facile à lire. C’est agréable… pour les vacances.

 

N’oublier rien, Michel Bussi, Presses de la cité, 501 pages, 2014

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Une réflexion sur “N’oublier jamais – Michel Bussi

  1. Salut. A peine connecté, j’ai lu ta chronique;à peine ta chronique, j’ai ajouté ce roman à ma PAL. Ton avis mitigé vient de rendre ce bouquin intéressant… La couv’ y est pour quelque chose aussi;et l’auteur… Merci.

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