Quelques minutes après minuit

Depuis que sa mère a commencé son traitement, Conor, treize ans, redoute la nuit et ses cauchemars. A minuit sept, un monstre vient le voir, qui a l’apparence d’un if gigantesque, quelque chose de très ancien et de sauvage. Mais pour Conor, le vrai cauchemar recommence chaque jour: sa mère lutte en vain contre un cancer, son père est devenu un étranger, et il est harcelé à l’école. Au fil des visites du monstre, l’adolescent comprend que son vrai démon est la vérité, une vérité qui se cache au plus profond de lui, terrifiante.

 

LECTURE DE JANVIER 2014 – RELU FEVRIER 2017

 

Ma lecture date d’il y a quelques jours maintenant. Si je n’ai pas parler de ce roman tout de suite, c’est surtout que je ne savais quoi en dire. Il y a des choses qui m’ont réellement plu comme d’autres qui m’ont horripilée.

Avant toute chose, il faut savoir que l’histoire a été imaginé par Siobhan Dowd, emportée par un cancer avant d’avoir pu achevé l’écriture de ce livre. Patrick Ness l’a repris et a écrit un roman en forme d’hommage post-mortem.

Ce roman aborde un thème particulièrement difficile pour de la littérature jeunesse. D’ailleurs, je ne mettrais pas ce roman entre toutes les mains. En tout cas, pas celles des plus jeunes. Conor a 13 ans et se prépare à vivre des choses difficiles qu’il a du mal à accepter. sa mère, très malade, commence un traitement : celui de la dernière chance. Tout l’entourage de Conor le sait et plaint l’enfant.

Pour une fois, l’histoire est tournée vers les proches. A mon goût, on en parle trop rarement. Ils n’ont que très peu la parole dans la littérature. On ne l’imagine pas forcément mais ils subissent également fortement les effets de la maladie.

A 00h07 précisément, Conor fait un cauchemar. Toutes les nuits. Il est au bord du gouffre tant cela le travaille. Un soir, l’If géant devant chez lui va se transformer en monstre. Ce monstre lui racontera trois histoires et Conor devra raconter la quatrième : celle qui le travaille mais qu’il n’arrive pas à exprimer. Il faut être honnête ces récits enchâssés m’ont gonflée. J’ai lu la première histoire et j’ai sauté les pages des suivantes. Cela me coupait trop de l’histoire principale. J’ai trouvé cela inutile d’autant que je me doutais très fortement du dénouement.

L’histoire principale est écrite avec une plume superbe. Patrick Ness fait preuve d’une grande sensibilité. Cela fait du dénouement, bien que prévisible, un moment extrêment touchant et bouleversant. De plus, je tire mon chapeau à l’auteur qui a réussi à trouver la bonne distance par rapport au roman. On ne tombe pas dans le pathos mais nous ne sommes pas loin des problèmes de la famille. Quelques minutes après minuit est un roman juste et lucide.

Quant à l’atmosphère de ce roman, elle est sombre et dérangante. Cela se fait essentiellement grâce aux illustrations de Jim Kay auxquelles je n’ai vraiment pas accroché ! Le noir et blanc était ce qu’il fallait, il n’y a pas de doutes. Mais j’ai trouvé cela très fouilli.

Quelques minutes après minuit 

Patrick Ness

Gallimard Jeunesse

2012

215 pages 

Une lecture pour le Prix des Lectrices 2014

Sam Lloyd, Calm Down, mois anglais, mois anglais 2017, albums anglais, albums monstres pour les petitsEn 2017, je participe au Mois Anglais. Il était temps. J’ai voulu lire un autre titre de Patrick Ness (ICI) qui m’a nettement moins concaincue. Je profite donc de ce challenge pour remettre Quelques minutes après minuit en avant parce que c’est un roman juste superbe.

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