Entre mes mains le bonheur se faufile – Agnès Martin-Lugand

Depuis l’enfance, Iris a une passion pour la couture. Dessiner des modèles, leur donner vie par la magie du fil et de l’aiguille, voilà ce qui la rend heureuse. Mais ses parents n’ont toujours vu dans ses ambitions qu’un caprice : les chiffons, ce n’est pas « convenable ». Et Iris, la mort dans l’âme, s’est résignée.

Aujourd’hui, la jeune femme étouffe dans son carcan de province, son mari la délaisse, sa vie semble s’être arrêtée. Mais une révélation va pousser Iris à reprendre en main son destin. Dans le tourbillon de Paris, elle va courir le risque de s’ouvrir au monde et faire la rencontre de Marthe, égérie et mentor, troublante et autoritaire…

Portrait d’une femme en quête de son identité, ce roman nous entraîne dans une aventure diabolique dont, comme son héroïne, le lecteur a du mal à se libérer.

 

J’ai découvert Agnès Martin-Lugand il y a peu avec Les Gens Heureux lisent et boivent du café (non chroniqué). Malgré quelques défauts, c’était une lecture que j’avais fort apprécié alors, lorsque j’ai croisé Entre mes mains, le bonheur se faufile, je n’ai pas hésité. Même si le titre me faisait peur.

Iris est une jeune trentenaire qui travaille dans une banque. Cela ne lui plaît guère, elle qui avait d’autres rêves plus manuels en tête. Elle aurait tant voulu vivre de la couture. Le lecteur se rendra très rapidement compte qu’elle est malheureuse aussi bien professionnellement qu’en amour. Elle vit avec Pierre, médecin à l’hôpital, qui donne tout à son métier.

Lors d’un repas familial, l’un de ses frères lâche une bombe : elle aurait pu entrer dans une école de couture mais ses parents avaient caché la lettre. Évidemment, cela va provoquer un clash et la rébellion d’Iris, se rendant compte qu’elle en était capable.
Ainsi, elle va prendre son courage à deux main et trouver une formation sur Paris. Iris ne veut plus vivre pour les autres et tente de reprendre sa vie en main. Elle va alors rencontrer la terrible Marthe et le dragueur Gabriel.

Dans ce roman, le lecteur assiste à une véritable quête identitaire. Dommage que certaines scène dont le dénouement soient aussi prévisibles….

L’écriture d’Agnès Martin-Lugand peut paraître trop simple, allant trop vite à l’essentiel. Mais, grâce à un style qui colle parfaitement à l’histoire, on passe par les mêmes émotions qu’Iris. On rit, on pleure, on a peur, on a les larmes aux yeux.

 

Entre mes mains, le bonheur se faufile, Agnès Martin-Lugand, Michel Lafon, 2014, 336 pages.

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4 réflexions sur “Entre mes mains le bonheur se faufile – Agnès Martin-Lugand

  1. J’ai préféré ce roman aux Gens. En fait, je m’attendais pas à voir cette toile se tisser autour d’Iris et donc de sombrer dans quelque chose de machiavélique. La suite des Gens, « La vie est facile ne t’inquiète pas » est vraiment chouette et met un point final à l’histoire de Diane mais j’ai préféré Iris.

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  2. J’ai, aussi ,préféré celui-ci aux » gens…. ». L’histoire est plus réaliste et Iris plus attachante malgré quelques défauts… mais bon. Une bonne lecture.

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