Nada – Carmen Laforet

Challenge ABC 2011 et Tour du Monde

Titre original : Nada
Auteur : Carmen Laforet
Traducteur : Marie-Madeleine Peignot et Mathilde Pomès
Date de parution originale : 1944
Date de parution : 2009
Editeur et collection : Librairie Générale Française – Le Livre de Poche – Biblio Roman
ISBN :  9782253099390

Nombre de chapitre : 24 chapitres
Nombre de pages : 318
Genre : Contemporain


Avis :
Nada, premier roman de Carmen Laforet, est, sans conteste, l’un des deux romans ayant révolutionné par leur réalisme critique, la littérature espagnole de l’après-guerre civile. D’abord publié en 1944, ce livre a été récompensé par le premier prix Nadal (actuellement, l’un des plus prestigieux prix littéraires espagnols) et a marqué durablement les esprits. Il ne connait pas un grand engouement en France mais demeure, néanmoins, le troisième livre hispanique le plus traduit au monde après Don Quichotte (de Miguel Cervantes) et La Famille De Pascal Duarte (de Camilo José Cela).
Andrea, à peine âgée de 18 ans, arrive à Barcelone pour y faire ses études de Lettres. Hébergée dans sa famille paternelle faisant partie de cette bourgeoisie appauvrie et traumatisée.
Ce récit semi-autobiographique est, très clairement, dominé par l’angoisse, la solitude et  le néant quotidien découlant de la tourmente des années répressive et étouffantes du franquisme. D’ailleurs, à travers cet étonnant huis clos très perturbant, Carmen Laforet nous offre un saisissant portrait de la société espagnole de l’époque.
L’écriture de l’auteur, si jeune au moment de la rédaction de ce récit, est surprenante par cette magnifique puissance, cette maturité et cette lucidité ainsi que cette sobriété. De plus, aucun jugement n’est jamais porté sur les personnages. Tout est très visuel. Par exemple, le lecteur gardera longtemps en mémoire les images de cet appartement triste et sale si ce n’est carrément glauque !
Au final, Carmen Laforet pose un acte de dénonciation d’une fermeté étonnante malgré les apparences innocentes du roman. Il s’agit, sans aucun doute, de la figure emblématique du roman existentiel espagnol.

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