Dans ce recueil de nouvelles, Frédérique Robert nous décrit à merveille en quatre coups de pinceau le monde hypocrite et grégaire des gens des campagnes d’autrefois. De l’impossibilité de s’exprimer, enfermé dans une moralité religieuse bien pensante solidement implantée, nous vivons les pannes, les aléas, les explosions, les dysfonctionnements d’un petit monde programmé pour ne pas franchir ses propres limites. Subtile,quasi-sociologique, la plume de l’auteure nous embarque dans un temps et une société si proches de nous encore.



Et voilà le second livre reçu grâce à Elsa Tournier, des éditions Les Joueurs d’Astres, que je remercie une nouvelle fois pour la confiance qu’elle a accepté de m’accorder.
Tout comme Mireille Bloyet, en poésie, Frédérique Robert est la lauréate du cinquième concours des Gouttes d’Or (organisée par l’association Du Souffle sous la Plume), pour la catégorie Nouvelles.
 Parentèles est donc un recueil de quatre nouvelles : Bouche Cousue, Dans l’intimité des Bordeau, Grand-mère Floss et La fiancée de Traine-la-Patte. Par un rapide calcul, chaque nouvelle fait donc à peine plus de 10 pages… De vraies nouvelles, quoi !

Après lecture, je dois dire que je ne me souviens  que de deux nouvelles ; la première et la troisième.

Bouche Cousue est, pour moi, la nouvelle la plus marquante et représentant le mieux ce que dit la quatrième de couverture de ce recueil.  J’ai adoré le style et le vocabulaire de l’auteur. C’est un peu écrit au lance-pierre. Mais, j’avoue avoir été surprise par le fait que le narrateur parle de ses parents en disant le père ou la mère. J’aurais aimé que cette lecture dure plus longtemps.
 Grand-mère Floss est la seconde nouvelle que j’ai vraiment apprécié. Allez savoir pourquoi lire l’histoire de cette femme au physique ingrat qui se marie et arrive à avoir un enfant, m’a tout simplement bouleversée. Pourtant, la nouvelle est courte et elle ne représente qu’un instant d’une vie.

Honnêtement, je ne pourrais vous parler de  Dans l’intimité des Bordeau, et de La fiancée de Traine-la-Patte. J’ai l’impression de ne même pas avoir lu ces deux nouvelles.

Pour moi, le problème de ce genre de recueil, c’est exactement ça : certaines nouvelles nous marquent, d’autres nous donnent l’impression que l’on perd notre temps. D’ailleurs, j’ai eu le sentiment que les nouvelles ont été écrites par des auteurs différents tant la qualité est inégale…
Je ferais la même remarque que pour le recueil de poésie : 9€ pour 50 pages très rapides à lire. Jamais, je n’aurais acheté ce livre… Trop cher !

Parentèles de Frédérique Robert, 50 p., Les Joueurs d’Astres, 2011

Ils en parlent : lectricesandthecity

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