![En bref [1]](http://lireparelora.files.wordpress.com/2011/12/en2bbref.jpg?w=538)
Sur une idée originale de Livr0ns-n0us

Globalia – Jean-Christophe RUFIN
«- Tu ne comprends pas, Kate. Ce sera partout la même chose. Partout nous serons en Globalia. Partout, nous retrouverons cette civilisation que je déteste.
- Évidemment, puisqu’il n’y en a qu’une ! Aurais-tu la nostalgie du temps où il y avait des nations différentes qui n’arrêtaient pas de se faire la guerre ?
- Tu me récites la propagande que tu as apprise comme nous tous. Globalia, c’est la liberté ! Globalia, c’est la sécurité ! Globalia, c’est le bonheur !
Kate prit l’air vexé. Le mot de propagande était blessant.
- Moi, reprit Baïkal d’un ton passionné, je continue à croire qu’il existe un ailleurs.»
J’ai aimé l’idée principale du livre (une société poussée à bout de la mondialisation) mais cela ne fait pas tout. Pour tout vous avouer ce roman d’anticipation, premier livre lu de 2012, m’a ennuyée. Je n’en voyais pas le bout et il m’est souvent tombé des mains. Je dois vous dire que je m’attendais à quelque chose de dynamique, un roman où l’action règne mais que nenni ! C’est juste… mou, mou, mou ! L’auteur aurait pu abréger ces presque 500 pages…
J’ai trouvé que l’auteur cédait à certaines facilités : la critique du capitalisme, de la société de consommation, des écrans et de la publicité à outrance ( on est en plein dedans et c’est facile de dénoncer…). Pour moi, la caricature était sans nuance mais cela en devenait, parfois, presque drôle !
Quand je pense que l’auteur a eu deux prix Goncourt – du premier roman et, en 2001, pour Rouge Brésil -, je m’attendais à une écriture un peu plus… Sensible ? Travaillée ? Enfin, bref, à quelque chose qui aurait pu rattraper cette histoire si agaçante.

Le Cimetière du Diable – Anonyme
“Vous n’avez pas lu “le Livre sans nom”? Vous êtes donc encore de ce monde, et c’est tant mieux. Parce que vous allez pouvoir assister à un spectacle sans précédent, mettant en scène Judy Garland, James Brown, les Blues Brothers, Kurt Cobain, Elvis Presley, Janis Joplin, Freddie Mercury, Michael Jackson… et le Bourbon Kid.
Les héros du”Livre sans nom” se retrouvent en effet dans un hôtel perdu au milieu du désert pour assister à un concours de chant au nom prometteur : “Back From The Dead”.
Imaginez un “Dix petits nègres” rock revu et corrigé par Quentin Tarantino…Vous y êtes ? C’est encore mieux ! “
Après avoir été plus que convaincue par le premier tome (Le Livre sans nom), beaucoup moins par le deuxième (L’Oeil de la Lune), voilà que j’ai abandonné le troisième tome !
Pour ce concours de chant, notre anonyme change le décor. Nous ne sommes plus à Santa Mondega mais dans un trou perdu au milieu du désert.
Certes, la morale est toujours légèrement bousculée par notre auteur mais on ne retrouve pas cette ambiance totalement barrée et jubilatoire des premiers tomes (enfin, surtout du premier !)
Je reprochais déjà au deuxième tome ses airs de mauvais roman bit-litt’ mais maintenant, avec les zombies… Bref, sans commentaires, aucun !
Je n’ai pas retrouvé les castagnes, les hectolitres d’hémoglobine, Santa Mondega… Qui plus est, j’ai eu bien du mal à situer Le Cimetière du Diable par rapport au Livre Sans Nom et à L’oeil de la Lune avant de me demander pourquoi il n’était “que” numéro 3. J’aurais bien chamboulé l’ordre.
Je suis frustrée… tout simplement !

Battement d’ailes – Milena Agus
Un lieu enchanteur en Sardaigne. Sur la colline qui domine la mer, au milieu des terres arrachées au maquis, se tient la maison de Madame, dernier bastion de résistance aux barres à touristes. Seule, décalée dans ses robes bizarres cousues main et dans son naïf refus de l’argent, Madame n’est pas conforme. Quand la nervosité la gagne, que malgré les rites magiques le grand amour se dérobe, elle dévale les deux cents mètres du chemin escarpé jusqu’à la plage et nage vers le large. Madame dérange, mais pas sa jeune et fantasque amie de quatorze ans, pas le grand-père moqueur, ni le fils aîné des voisins, trompettiste incompris des siens. Eux savent…
Après ma mauvaise expérience avec Mon Voisin, je réitère avec Battement d’Ailes… Hors de question que je me laisse faire par un roman ! A l’origine, je cherchais son premier roman, Mal de Pierres.
Ce qui m’a fortement déplue dans ce roman, c’est la plume de Milena Agus. Je l’ai trouvé beaucoup trop descriptive, sans poésie et simpliste. Je suis loin d’avoir voyagé… Pourtant, la Sardaigne, ça peut faire rêver, non ?
L’histoire parait longue, sans charme et, surtout, franchement molle !
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